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Comment trouver des clients B2B en France

Il n’existe que cinq façons de faire entrer un client B2B dans une entreprise. Elles ne coûtent pas la même chose, elles ne mettent pas le même temps à produire, et l’erreur classique est de les mener toutes en même temps avec un quart d’énergie chacune.

Un dirigeant ou un commercial qui doit remplir un carnet de commandes.8 minutes de lecture

Une entreprise ne trouve pas ses clients de trente-six façons. Elle en a cinq, et toutes les histoires de croissance qu’on raconte en sont une combinaison. Les nommer sert surtout à voir laquelle on néglige.

Les cinq entrées, et ce qu’elles coûtent vraiment

Le coût qui compte n’est pas le prix affiché de l’outil. C’est le temps de la personne qui l’opère, et le délai avant le premier euro encaissé. Une méthode gratuite qui met dix-huit mois à produire coûte plus cher qu’une méthode payante qui produit en six semaines, quand on n’a pas dix-huit mois devant soi.

EntréeDélai avant le premier résultatCe qu’elle demande
RecommandationImmédiat, puis imprévisibleDes clients contents et l’habitude de demander. C’est la seule entrée gratuite, et la seule qu’on ne pilote pas.
Prospection directeQuelques semainesUne liste, un message, et de la constance. C’est la seule entrée dont on décide entièrement du volume.
Référencement et contenuSix à douze moisÉcrire ce que personne d’autre n’écrit, et ne pas s’arrêter au troisième mois.
Publicité en ligneQuelques joursUn budget, et une offre déjà claire. La publicité amplifie une offre qui convertit ; elle ne répare pas une offre qui ne convertit pas.
Salons et réseaux professionnelsLe temps d’un salon, puis rienUne présence physique et un suivi. Sans suivi, un salon est une dépense, pas une entrée.

La question qui range les cinq dans l’ordre

Est-ce que je sais nommer mes clients avant de les avoir ? Si oui, la prospection directe passe devant tout le reste, parce qu’elle est la seule méthode où l’on choisit à qui l’on parle. Si non — si le client se reconnaît lui-même dans un besoin qu’on ne peut pas lister à l’avance — c’est le référencement qui prime, et la prospection tirera à côté quoi qu’il arrive.

Un fabricant de convoyeurs pour l’agroalimentaire sait nommer ses clients : ce sont les usines d’un secteur, dans un rayon. Un cabinet qui vend de la médiation ne le sait pas : son client est une entreprise qui traverse un conflit, et aucun registre ne répertorie les conflits.

Du marché total à la liste qu’on travaille réellement. Sociétés inventées.

Délimiter un marché quand on peut le nommer

Trois découpages suffisent, et ils sont tous publics. L’activité, par le code NAF, qui dit ce que l’entreprise a déclaré faire. Le territoire, par le département ou la région, qui dit jusqu’où votre logistique ou votre présence commerciale porte. La taille, par la tranche d’effectif, qui dit surtout si votre interlocuteur sera le dirigeant lui-même ou un acheteur.

  1. Écrivez la phrase de votre marché en langage courant : « les menuiseries industrielles de plus de dix salariés dans le quart nord-est ».
  2. Traduisez chaque morceau en critère officiel : le métier en codes NAF, le territoire en départements, la taille en tranche d’effectif.
  3. Comptez ce que ça donne. Si le compte dépasse quelques milliers, votre phrase était trop large ; s’il tombe sous la centaine, elle était trop étroite ou le métier est mal codé.
  4. Retirez ce qui ne se travaille pas : les entreprises déjà clientes, celles déjà refusées, et les établissements secondaires si vous vendez au siège.

Ce qui fait la différence, une fois la liste faite

La suite est une affaire de mémoire, pas de talent. Il faut savoir à qui l’on a déjà parlé, quand, ce qui a été dit, et à quelle date reprendre. Une liste travaillée une fois ne produit presque rien ; la même liste reprise trois fois sur six mois produit, parce que le besoin d’en face apparaît quand il apparaît et pas quand on écrit.

C’est le seul endroit où un outil change quelque chose. Tant que l’historique tient dans une tête ou dans un tableur partagé, il se perd au premier départ et au premier trimestre chargé.

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Il ne reste qu’à ouvrir l’espace.

Votre marché est déjà chargé. Pas d’import, pas de paramétrage, pas de mise en route : vous vous connectez, vous cherchez un nom, vous travaillez.

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